SVT'expliquer, la web radio de La Malassise

Elle émet sur la toile deux à trois fois par semaine. SVT'expliquer, notre web radio, aborde tous les sujets par la voix des élèves qui, grâce aux émissions qu'ils animent, se sentent plus à l'aise à l'oral.

Micro sous les lèvres, casques sur les oreilles, les élèves procèdent aux essais son, avant de prendre l'antenne. « Et on ne lit pas son texte, c'est de la radio, il faut vendre votre truc », conseille Sébastien Verbert, professeur de SVT, d'où le nom de la web radio. C'est lui qui l'a créée, il y a un an. En partant d'un constat : «Ici, on travaille avec des tablettes numériques en classe depuis 2010, qui ont beaucoup participé aux progrès en compétences, en savoir. Mais il restait une ombre au tableau, la participation à l'oral».
«La première fois on est un peu stressé, après ça va », assure Paloma, élève de troisième. « Ça nous aide à prendre la parole plus facilement », complète Lia. « Au lycée, on aura des oraux. On aura moins peur». Les élèves sont passés du micro intégré à la tablette à une véritable station de radio, avec micros et casques, pour animer les émissions sur la biodiversité, la pollution ou l'énergie. À chaque fois, «ça demande pas mal de travail », explique Paloma. « On travaille chacun de son côté puis on met en commun ». La pratique, «c'est 10 % de technique, 90 % de pédagogie », assure Sébastien Verbert. Qui mesure le succès de la démarche : 17 % de meilleurs résultats pour les élèves qui animent l'émission avant un devoir surveillé – en comparaison avec ceux qui le font après. «L'intérêt de la radio, c'est que ça demande de prendre du recul par rapport au sujet qu'on aborde ».

Côté chiffres : deux cent quarante élèves participent, l'audience tourne autour de sept mille auditeurs. « Au début, je pensais que c'était exagéré quand le prof nous a parlé d'auditeurs. Mais c'est vrai. Ceci dit, personne ne nous en parle, des émissions, sauf les autres classes », sourit Charlotte. Pour Camille,
« le principe est vraiment cool. Ça montre qu'on peut apprendre en s'amusant ». Et pour l'oral ? « On se sent plus à l'aise, c'est vrai », décrit Charlotte. « À l'écrit, on est obligé de faire de belles phrases, dit Claire. Alors que là, on le fait à notre façon, on est plus nous-même».